Des friperies communautaires

Le Grenier et Les Chiffonnières: deux friperies qui tissent des liens

 

Johanne Fournier

Communauté – Publié le 1 novembre 2009 à 17:30

Le Grenier et Les Chiffonnières de Matane sont plus que des friperies. Respectivement rattachés à Relais Santé Matane et au Regroupement des femmes de la région de Matane, les deux commerces poursuivent une mission sociale.

Ils permettent à des aînés et à des femmes de sortir de leur isolement, tout en venant en aide à certaines clientèles dans le besoin.

Le Grenier, un mode de financement pour le Relais Santé

Le Grenier est situé au pavillon de la Cité. Les revenus qu’il génère représentent à peu près 35% du financement de Relais Santé. À part des subventions salariales, la friperie sans but lucratif ne reçoit aucune aide financière.

Les cinq employées, dont deux à temps plein et trois à temps partiel, aidées par une quinzaine de bénévoles, récupèrent, trient, nettoient et placent les articles qui sont vendables, que ce soit des vêtements, de petits articles de maison ou des livres. Les meubles et ordinateurs sont redirigés vers la coopérative de solidarité La Co.Mode Verte.

Le Grenier et son rôle humanitaire

Le Grenier fait également du dépannage vestimentaire auprès de certaines clientèles référées par le CLSC, le Centre d’action bénévole, La Gigogne ou Le Tremplin. Annuellement, l’organisme vient en aide à une cinquantaine de personnes et à une centaine d’enfants. Depuis un an et demi, cette clientèle est en hausse.

Environ 250 personnes par semaine, dont principalement des personnes âgées, franchissent le seuil de la boutique. «Le Grenier est aussi une porte d’entrée pour le repérage d’aînés dans le besoin», précise la directrice générale de Relais Santé Matane, Chantal Leblanc.

Les Chiffonnières et l’insertion professionnelle

La friperie Les Chiffonnières, située au rez-de-chaussée du Regroupement des femmes de la région de Matane, sur la rue D’Amours, procure de l’emploi à deux femmes, qui comptent sur la précieuse contribution de bénévoles. Mais elle permet aussi à d’autres de faire une démarche d’insertion professionnelle en faisant un retour sur le marché du travail. «Ces femmes sortent de leur isolement et rencontrent d’autres femmes, explique la commis-vendeuse Linda Simard. Elles jasent entre elles en déballant le linge.»

La boutique accueille les dons de vêtements neufs et usagés de qualité, de livres, de jouets, de vaisselle et de petits appareils électroménagers. Ces articles sont ensuite revendus à faible coût. Les vêtements non récupérables sont transformés en chiffons ou envoyés vers la ressourcerie La Co.Mode Verte. Les chandails de laine endommagés ou démodés sont détricotés par des bénévoles qui en font des balles de laine qui sont ensuite revendues, ce qui donne une deuxième vie au textile.

Du dépannage est aussi fait auprès de personnes sinistrées ou en détresse. Des vêtements sont alors donnés à chaque membre de la famille. L’organisme fait aussi don de ses surplus d’oursons de peluche lors de la distribution des paniers de Noël.

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