Semaine de prévention du suicide du 31 janvier au 6 février 2010

Les activités dans la MRC de Matane :

À venir…

Faits, mythes et réalités à propos du suicide :

  • Sur dix personnes qui se suicident, huit ont donné des signes précurseurs de leurs intentions. Toute menace ou tentative de suicide doit être prise au sérieux.
  • Les candidats au suicide donnent plusieurs indices et avertissements de leurs intentions. Une prompte attention apportée à ces appels au secours pourrait prévenir plusieurs tragédies.
  • La plupart des candidats au suicide ne savent pas s’ils veulent vivre ou mourir, laissant à d’autres l’initiative de les sauver. Presque personne ne se suicide sans avoir donné des signaux de détresse. Ces personnes sont ambivalentes jusqu’à la fin.
  • La tendance au suicide n’est pas irréversible. Si ces individus sont sauvés de l’autodestruction, ils peuvent continuer à mener des vies utiles.
  • Le suicide se produit dans toutes les classes de la société.
  • Le suicide n’est pas héréditaire, c’est une question individuelle. Cependant, un suicide dans une famille peut avoir une influence sur les autres membres de cette famille.
  • Le geste suicidaire n’est ni lâche ni courageux, puisqu’il est causé par un manque de choix multiples.
  • La personne qui tente de se suicider est extrêmement malheureuse: son geste peut être le résultat d’un trouble émotif temporaire, d’une longue et douloureuse maladie ou de la perte de tout espoir.

Signes précurseurs du suicide

Souvent, une personne suicidaire donne des indices de son intention, par ses paroles ou ses gestes. Voici quelques-uns de ces signes :

La personne…

  • parle d’elle-même au passé
  • donne des signes verbaux directs «je ne serai plus là», «tu vas être débarassé de moi», «je n’ai plus besoin de rien»
  • donne des signes verbaux indirects «je vais partir en voyage», «bientôt vous allez avoir la paix», «des fois j’aimerais mieux être mort»
  • se retire, s’isole, se coupe de tout contact, n’a pas envie de voir du monde
  • perd l’intérêt pour ses activités habituelles
  • a une faible estime de soi
  • donne ses objets importants à d’autres (veste de cuir, collection de timbre, etc…)
  • fait son testament, ses pré-arrangements funéraires, met ses choses en ordre (assurances)
  • présente un intérêt nouveau pour le morbide et la vie après la vie
  • se documente sur le suicide
  • a un intérêt nouveau pour les armes à feu
  • mentionne le courage des suicidés «as-tu vu comme il est courageux»
  • montre des changements brusques d’humeur, un comportement euphorique et/ou déconnecté
  • fait de grands projets
  • a une consommation excessive et soudaine de drogues, d’alcool ou de médicaments
  • ne semble pas du tout affectée par une perte importante, ou vit une grande rationalité après une perte
  • souffre d’insomnie ou d’hypersomnie
  • a une perte de libido, d’intérêt ou de concentration

Il est important de noter que c’est l’apparition de plusieurs de ces signes qui peut révéler qu’une personne a des idées suicidaires. Si vous croyez qu’un de vos proches songe au suicide, n’hésitez-pas à téléphoner au Centre de prévention du suicide de votre région. Les intervenants pourront vous aider à intervenir auprès d’eux. Vous pouvez également consulter la section Comment réagir. 1-866-APPELLE (277-3553)

Comment réagir avec une personne suicidaire?

Il y a plusieurs façons de réagir avec une personne suicidaire. Voici quelques pistes :

  • Établir un climat de confiance
  • Essayer de comprendre ce que la personne vit
  • L’encourager à exprimer ses émotions
  • Évaluer l’urgence suicidaire en demandant à la personne où, quand et comment elle veut se suicider (plus le moyen est planifié et accessible, plus il faut intervenir rapidement)
  • Oser en parler directement: «Penses-tu au suicide?». Le fait d’utiliser le mot suicide produit un effet calmant et rassurant, car la personne sent que l’on a pas peur de parler du suicide
  • Éviter de moraliser (ne pas juger les causes de la crise ni l’intensité de la réaction de la personne)
  • Encourager la personne à évaluer sa situation et l’aider à trouver d’autres possibilités que le suicide
  • Être patient et attentif envers la personne et la supporter dans ses démarches
  • Lui transmettre l’espoir
  • Rendre son environnement sécuritaire
  • La raccrocher aux activités qu’elle aime ou qu’elle aimait avant que ça aille mal. L’encourager à faire de l’exercice, à rencontrer des gens, mais dans la mesure de ses capacités et à son propre rythme
  • Lui expliquer qu’elle n’a pas besoin de faire des menaces ou des tentatives de suicide pour être certaine que vous la comprendrez ou que vous l’aiderez
  • Au besoin, référer cette personne à un centre de prévention du suicide ou à un professionel en relation d’aide

Si vous avez de la difficulté à aider la personne, n’hésitez pas à demander de l’aide à un centre de prévention du suicide: ils sont là pour aider autant les suicidaires que leurs proches. 1-866-APPELLE (277-3553)

Source : Centre de prévetion du suicide et d’intervention de crise du Bas-St-Laurent

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